<b>Le Congrès du travail du Canada (CTC)</b>
Le Congrès du travail du Canada (CTC)
Le Congrès du travail du Canada, voix nationale du mouvement syndical, représente 3,3 millions de travailleuses et travailleurs canadiens œuvrant dans tous les postes imaginables d’un océan à l’autre. L’organisation encadre des douzaines de syndicats nationaux et internationaux affiliés, ainsi que des fédérations du travail provinciales et des conseils du travail de district.

Hassan Yussuff est le président du Congrès du travail du Canada. Il a débuté sa carrière dans l’atelier d’une usine de montage d’automobiles, pour s’élever jusqu’à la plus haute marche du mouvement syndical du pays. Le parcours de Hassan Yussuff est jalonné de réalisations remarquables. Élu vice-président directeur du Congrès du travail du Canada en 1999, il est la première personne de couleur à avoir occupé un poste de direction au CTC. Monsieur Yussuf est un chef syndical très impliqué au Canada, mais aussi sur la scène internationale : il a notamment été choisi à titre d’observateur lors des premières élections démocratiques en Afrique du Sud en 1994, à l’issue desquelles Nelson Mandela a été élu président. En 2012, Hassan a été élu président de la Confédération syndicale des Amériques (CSA) qui représente plus de 50 millions de travailleuses et travailleurs dans 29 pays pour un mandat de quatre ans.

Historique de l’alliance MEC-CTC

De gauche à droite : Hassan Yussuff  et Jayson Myers

HASSAN YUSSUFF AND JAYSON MYERS SIGN THE MOU THAT MAKES CERTWORK+ A PROJECT OF THE JOINT VENTURE.

Hassan Yussuff et Jayson Myers signent le protocole d’accord qui fait d’AttestPLUS un projet commun

L’alliance entre Manufacturiers et Exportateurs du Canada et le Congrès du travail du Canada remonte à 1984 et a été officialisée en 2009. Cette alliance a été pensée pour relever les enjeux d’intérêt mutuel et pour mener à bien des projets et des recherches cogérés et codirigés, au bénéfice du secteur manufacturier.

Le centre syndical et patronal du Canada (CSPC) a été établi en 1984 pour servir de « lieu de dialogue et de recherche sur le marché du travail canadien et sur les enjeux liés aux compétences ». L’intention du centre consistait à améliorer les relations entre les entreprises et les syndicats au Canada et à favoriser les échanges et l’établissement de consensus entre ces deux groupes. Diverses instances gouvernementales, mais aussi des universités, collèges et autres acteurs, ont également participé aux activités du CSPC.

L’alliance a pris la direction du Centre du savoir sur l’apprentissage et le milieu de travail (CSAMT) en 2007 après la cessation des activités du CSPC, bien que l’organisation fît toujours partie du CSAMT afin de respecter ses engagements contractuels qui l’y obligeait pour encore deux ans. Le but du CSAMT consistait à relever et à regrouper, par le biais de recherches et de tables rondes, les connaissances existantes sur l’apprentissage en milieu de travail, puis à les compiler et à s’en servir pour influencer les décisions des parties impliquées dans le domaine de l’apprentissage.

En 2009, l’alliance MEC-CTC a officiellement lancé le Centre pour les compétences en milieu du travail (CCMT), découlant du CSAMT. Les activités du CCMT ont pris fin en 2013 et le comité de l’alliance a alors soumis une demande de financement pour créer l’organisation des  « Normes professionnelles nationales et reconnaissance professionnelle » (aujourd’hui appelée AttestPLUS). L’idée de ce nouvel organisme avait émergé au cours des tables rondes. En 2014, Hassan Yussuff et Jayson Myers ont signé le protocole d’accord qui a fait d’AttestPLUS un projet commun de deux ans et demi.

Documents d’information d’AttestPLUS

Comment nous avons commencé

Grâce au soutien du Gouvernement du Canada, le Congrès du travail du Canada (CTC) et Manufacturiers et Exportateurs du Canada (MEC) entretiennent une collaboration fructueuse qui remonte à plus de 30 ans. Le partenariat a commencé en 1984 avec la formation du Centre du marché du travail et de la productivité du Canada et a continué en 1996 avec la création du Centre canadien du travail et Centre d’affaires. Au cours des dernières années, le CTC et MEC ont formé le Joint Venture Committee (JVC) afin de collaborer sur une variété de projets novateurs liés à la formation en milieu de travail, compte tenu de la crise imminente des départs à la retraite de la population active, majoritairement constituée de baby-boomers, et de la nécessité de préparer le terrain pour les nouveaux travailleurs.

Leçons tirées des tables rondes sur les compétences de la main-d’œuvre

En 2010, le ministre de l’Emploi et du Développement des compétences du Canada a demandé au JVC d’organiser cinq tables rondes nationales sur les compétences de la main-d’œuvre qui seraient dirigées par un accord tripartite entre le CTC, MEC et le gouvernement du Canada. En invitant les hauts dirigeants de l’industrie manufacturière, ils ont voulu comprendre les questions concernant le développement des compétences, la mobilité professionnelle, la formation en apprentissage et d’autres aspects du développement de la main-d’œuvre sur lesquels ils pourraient travailler ensemble.
L’un des résultats importants des tables rondes était un accord universel sur la nécessité d’établir des normes dans le secteur manufacturier pour soutenir le développement des compétences. Il apparaît évident que le développement de normes patronales appuyées par les syndicats est une nécessité. Selon l’étude de Ressources humaines et développement des compétences Canada (RHDCC), « Looking Ahead: 10 ans de perspective sur le marché du travail canadien (2006-2015) », il y a et il continuera d’y avoir une demande importante pour les gestionnaires du secteur manufacturier, en raison des départs à la retraite et du développement du marché du travail.

En plus des exigences pour les superviseurs et les gestionnaires, les travailleurs à la production œuvrent dans un environnement très différent de celui dans lequel il travaillait il y a 10 ans : le passage à la production allégée a eu un impact sur tous les niveaux de l’organisation. En outre, l’introduction de technologies plus sophistiquées et la restructuration en milieu de travail dans le secteur manufacturier a été critique pour la main-d’œuvre manufacturière, qui a dû augmenter ses compétences techniques et, souvent, les compétences essentielles requises à une formation plus technique.

La naissance de AttestPLUS

Au Canada, le JVC a reçu des fonds pour développer AttestPLUS, un système intégré de normes, de compétences et d’indicateurs de performance qui couvre six postes à l’exploitation : directeur de production, superviseur, chef d’équipe, manutentionnaire, monteur à la production, opérateur de machine. Le système de normes et de compétences a été basé sur l’excellent programme AttestPLUS du Centre pour l’éducation et le travail au Manitoba. Il a initialement été mis au point, pour aider les immigrants ayant une expérience de gestion dans leur pays d’origine à adapter leur expertise à l’industrie manufacturière. Le programme a été basé sur un modèle de reconnaissance des acquis (REA). L’ajout des normes pour les travailleurs de la production a constitué un éventail beaucoup plus large de postes aux opérations manufacturières. Les nouvelles normes et compétences ont été validées par des employeurs et des syndicats de partout à travers Canada.

Reconnaissance internationale

Aux États-Unis, la National Association of Manufacturers a reconnu les mêmes besoins et a conclu un partenariat avec le Conseil des normes de compétences manufacturières (CNCM) afin d’élaborer des normes pour les postes d’entrée du secteur manufacturier. Ce partenariat a entraîné la création du certificat de technicien de production certifié.

Une fois qu’il a été connu que les États-Unis et le Canada partageaient la même vision en ce qui concerne les normes, le CNSM a analysé les positions d’AttestPLUS pour les postes de travailleurs à la production et a constaté qu’ils sont pratiquement les mêmes. Il a été convenu que le Canada et les États-Unis signent un protocole d’entente qui reconnaît que leurs normes sont équivalentes, offrant ainsi à l’industrie et à la main-d’œuvre canadienne une reconnaissance internationale des normes AttestPLUS pour les travailleurs qui sont devenus certifiés.

Une fois qu’il a été connu que les États-Unis et le Canada partageaient la même vision en ce qui concerne les normes, le CNSM a analysé les positions d’AttestPLUS + pour les postes de travailleurs à la production, et a constaté qu’ils sont pratiquement les mêmes. Il a été convenu que le Canada et les États-Unis signent un protocole d’entente, reconnaissant que les normes sont équivalentes, offrant ainsi  à l’industrie et à la main-d’œuvre canadienne, une reconnaissance internationale des normes AttestPLUS+ pour les travailleurs qui sont devenus certifiés.

AttestPLUS

Certifiably Brilliant

AttestPLUS est un système d’évaluation et de reconnaissance des acquis professionnels pour le secteur manufacturier. Établi par le biais de l’alliance des Manufacturiers et Exportateurs du Canada (MEC) et du Congrès du travail du Canada (CTC), le système AttestPLUS fournit aux employeurs des outils qui leur permettront de déceler et d’évaluer les compétences des candidats selon une série de normes professionnelles et d’indicateurs de performance qui y sont associés. Il offre aux travailleurs de la production la possibilité de voir leurs compétences reconnues sous la forme d’un certificat et ainsi d’améliorer leurs perspectives d’emploi, de même que leur mobilité dans l’ensemble du pays.

AttestPLUS est un outil pratique grâce auquel les manufacturiers peuvent évaluer et faire reconnaître officiellement les compétences de leurs employés en se basant sur l’expérience qu’ils ont acquise dans leur milieu de travail. La certification est offerte pour trois types de postes et à trois niveaux de responsabilité. Financé par le gouvernement fédéral, AttestPLUS est le premier programme du genre au Canada.

AttestPLUS offre une alternative astucieuse dans le recrutement, l’embauche et la promotion d’entreprise puisque les critères du programme sont standardisés et partagés dans toute l’industrie manufacturière. Le processus d’embauche est ainsi facilité pour le candidat, comme pour le recruteur. Ce dernier peut exiger un titre de qualification AttestPLUS dans ses annonces de recrutement, sur les sites publics d’emplois, le site de l’entreprise, etc. À l’inverse, quand un travailleur présente une demande d’emploi ou d’avancement, la simple mention d’AttestPLUS sur son curriculum vitae est susceptible de lui ouvrir bien des portes auprès des employeurs. Les normes AttestPLUS s’appliqueront uniformément à toutes les entreprises manufacturières au Canada, ce qui en fera un outil efficace de mobilisation de la main-d’œuvre.